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| De NouadhibouNews - Le blog d'Anne-Laure en Mauritanie |
Du changement en Mauritanie :
Conventions avec l'Espagne, ouverture du fameux Guantanamito à Nouadhibou (un centre de transit pour les migrants capturés en mer et en attente d'être renvoyés au Mali ou au Sénégal), installation en masse de guardia civil, gendarmes et militaires espagnols dans la capitale économique, patrouilles maritimes et hélicoptères : la ville de Nouadhibou s'est beaucoup transformée ces cinq dernières années pour gérer tant bien que mal des flux migratoires nouvellement massifs.
Les autorités du pays se sont peu à peu rendues compte de la nécessité (mais certainement aussi de l'opportunité) de rendre la chose nationale. L'installation d'une cellule communale sur l'immigration à Nouadhibou (soutenue par l'Université Comillas de Madrid) a inauguré une vague de consultation en tout genre sur l'immigration et thèmes connexes dans le pays. Quelle coïncidence à l'heure où l'on a lancé le fameux débat qui n'en est pas un sur "l'identité nationale" en France ! Mais ne nous égarons pas et tenons-en nous aux faits strictement !
Une grand débat a été lancé dans les régions de Rosso, Nouakchott et Nouadhibou sur l'asile en Mauritanie. Ould Zeidane, pour le ministère de l'intérieur et de la décentralisation, a annoncé la mise en place d'une cellule consultative sur les procédures d'asile en Mauritanie, en concertation avec les représentations locales du HCR. Le but serait de définir juridiquement l'asile en conciliant le droit national, international et la charia. Mais le droit d'asile n'est-il pas avant tout du ressort du droit international, défini par des conventions que la Mauritanie a déjà ratifié ? N'est-il pas plus urgent d'étoffer l'appareil juridique en matière de migrations sur le territoire national ? Ne nous affolons pas, il semblerait que cela soit au programme avec un projet en partenariat avec l'Union Européenne. En outre, le ministère de l'Intérieur et de la décentralisation travaille déjà à la rénovation des textes concernant les documents d'état civil (textes qui ont une cinquantaine d'années, à peu de choses près datant de la création de l'Etat mauritanien.) L'objectif est de rendre les procédures plus normées et plus claires mais également d'élargir à un plus grand nombre la possibilité d'acquérir la nationalité mauritanienne.
Ainsi, malgré les feux de paille provoqués par l'agitation de la société civile et les consultations à tout va, les choses semblent bouger en profondeur concernant les dispositions administratives et juridiques sur les migrations en Mauritanie avec quelques grands chantiers porteurs de sérieux espoirs d'amélioration pour les centaines de milliers d'étrangers présents aujourd'hui sur le territoire.
Conventions avec l'Espagne, ouverture du fameux Guantanamito à Nouadhibou (un centre de transit pour les migrants capturés en mer et en attente d'être renvoyés au Mali ou au Sénégal), installation en masse de guardia civil, gendarmes et militaires espagnols dans la capitale économique, patrouilles maritimes et hélicoptères : la ville de Nouadhibou s'est beaucoup transformée ces cinq dernières années pour gérer tant bien que mal des flux migratoires nouvellement massifs.
Les autorités du pays se sont peu à peu rendues compte de la nécessité (mais certainement aussi de l'opportunité) de rendre la chose nationale. L'installation d'une cellule communale sur l'immigration à Nouadhibou (soutenue par l'Université Comillas de Madrid) a inauguré une vague de consultation en tout genre sur l'immigration et thèmes connexes dans le pays. Quelle coïncidence à l'heure où l'on a lancé le fameux débat qui n'en est pas un sur "l'identité nationale" en France ! Mais ne nous égarons pas et tenons-en nous aux faits strictement !
Une grand débat a été lancé dans les régions de Rosso, Nouakchott et Nouadhibou sur l'asile en Mauritanie. Ould Zeidane, pour le ministère de l'intérieur et de la décentralisation, a annoncé la mise en place d'une cellule consultative sur les procédures d'asile en Mauritanie, en concertation avec les représentations locales du HCR. Le but serait de définir juridiquement l'asile en conciliant le droit national, international et la charia. Mais le droit d'asile n'est-il pas avant tout du ressort du droit international, défini par des conventions que la Mauritanie a déjà ratifié ? N'est-il pas plus urgent d'étoffer l'appareil juridique en matière de migrations sur le territoire national ? Ne nous affolons pas, il semblerait que cela soit au programme avec un projet en partenariat avec l'Union Européenne. En outre, le ministère de l'Intérieur et de la décentralisation travaille déjà à la rénovation des textes concernant les documents d'état civil (textes qui ont une cinquantaine d'années, à peu de choses près datant de la création de l'Etat mauritanien.) L'objectif est de rendre les procédures plus normées et plus claires mais également d'élargir à un plus grand nombre la possibilité d'acquérir la nationalité mauritanienne.
Ainsi, malgré les feux de paille provoqués par l'agitation de la société civile et les consultations à tout va, les choses semblent bouger en profondeur concernant les dispositions administratives et juridiques sur les migrations en Mauritanie avec quelques grands chantiers porteurs de sérieux espoirs d'amélioration pour les centaines de milliers d'étrangers présents aujourd'hui sur le territoire.

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